Série d’entrevue

Récemment, j’ai dû effectuer une prise de conscience de mon être. Rien de très philisophique, malheureusement. En fait, j’ai dû me décrire socialement.

Que deviens-tu ? me demande-t-elle.

Qu’est-ce que tu fais dans la vie? me questionne-t-il.

Tu viens de quel milieu? interroge-t-il.

Euh…. stop.

C’est quoi, soudainement, ce besoin de savoir où on se situe? Je suis là, devant toi. Je fais ça. Point final.

Comme si ça ne suffisait pas que j’existe, simplement. Meuh non. Tu ne peux pas te limiter qu’à exister, voyons! Tu dois être proactif, créatif, inventif, savoir te renouveler, innover, quoi!

J’ai de la difficulté à me définir parce que pour moi, une définition, ça implique un cadre, une limite.

j’en conclue donc que je suis une personne illimitée.

D’une pirouette fouettée à l’explication de la polenta.

Des balbutiements italiens à la programmation web.

De la lecture de poèmes à la supporter du patineur courte piste.

De la couturière à la fille qui s’ennuie de sa maman.

Du saut en parachute à la créatrice de cartes de souhaits.

De l’organisation d’une expo à la coloc un peu fofolle.

De la grande soeur conseillère à la passionnée de bouffe par interim.

D’un coup de pinceau qui défoule à une autodidacte professeure de danse.

D’une pêcheuse du dimanche sur le quai à la fille à son papa.

D’une énergique épuratrice à la tondeuse de bisoux.

D’une membre du clan des foufilles à la joggeuse du dimanche.

De celle qui échange des livres avec un ami à la fille qui sourit.

De l’éternelle incertaine à celle se satisfait de la complexité de sa personnalité…

 

 

Conclusion: Impossible de quantifier, de me limiter, de me cadrer à l’intérieur d’une explication.

Je suis illimitée (c’est à prendre ou à laisser!)

??

C’est moi où l’horloge dans la cuisine trotte plus bruyamment qu’à l’habitude?

(Je peux maintenant compter ton retour en heures exclusivement…)

Mise en veille.

Ça fait trois mois que t’as quitté le Québec et t’étais même pas parti que déjà, les scénarios se bousculaient dans mon coco.

J’ai répété la même histoire, toujours avec quelques différences, mais qui résultaient inévitablement par ton arrivée.

À quelques heures de te retrouver, mon cerveau l’a mis en veilleuse. Incapacité totale de nouvelles façons d’appréhender ce moment ou simplement une lassitude? Difficile à dire. Je suis prise entre cet état d’énervement et un calme de couloir d’hôpital (un calme résigné disons).

Alors j’attends. Pour faire changement. Pour résumé mon été. Pour faire un bilan de ce trimestre, pour me préparer à vivre l’aprèssanstoi.

Décidément, je serais une historienne redoutable. Je ne suis qu’une amoureuse qui s’impatiente.

Reviens vite.

Quand tes fesses toucheront le sol montréalais: (version courte, à saveur autofictionnelle)

1. Je cours vers toi, avec ma robe et mes cheveux au vent, et je te saute au cou. Une scène à rendre jaloux tous les acteurs d’hollywood.

 2. Je t’osculte un peu. regarde si t’as maigri, si tes fesses sont aussi rebondies. Me plains de ton bronzage. Te prends par la main, te tire vers moi. Te fais patienter avant de t’embrasser. Saute dans un taxi.

3. Je demande au chauffeur de nous laisser en paix, de nous déposer lorsque le compteur déraille. On se balade, le temps s’étire et se contracte au gré de nos pas.

4. Je pousse la porte d’un petit resto. Tranquille, mais juste assez bruyant pour que les gens n’entendent pas mes ” je t’aime, là, maintenant” et tes ” t’es belle”.

5. Je regarde le serveur et lui annonce que finalement, on va seulement prendre le dessert. En take-out.

6. Je t’attire vers moi, me penche à ton cou. Emplis mes poumons de toi.

7. Je monte l’escalier de notre nouvelle demeure, je te fais faire le tour en silence, pour ne pas réveiller les autres.

8. J’entre dans notre chambre. Je verrouille la porte.

9. Je te laisse me faire des câlins. À ta façon, à ton rythme. Je t’embrasse partout. Comme si on était qu’un. Ou plutôt, comme si j’étais toi.

10. Je te pousse jusque dans la douche. Je laisse couler l’eau pour prendre un bain. Je te savonne le dos. Longtemps. Tu me racontes anecdotes de France, je te cite des moments Châteaubriandesques.

11. Je fais commander une pizza en spécifiant qu’il faut qu’elle soit en forme de coeur. On grignote en riant.

12. Je finis par m’endormir, ma tête contre ton épaule, les cheveux barbouillés, mais heureuse.

13. Je me réveille à cause du bruit de la pluie. Décide de t’embrasser partout, encore.

14. Je t’entends me dire que tu as envie d’une balade du quartier. Je décide d’obéir. Je m’habille, tout comme toi.

15. Je referme la porte, doucement, sur cette nuit que j’avais imaginée tellement différemment, mais qui après coup, me plaît d’autant plus ainsi.

16. Je pars me promener en ville, ta main scotchée à la mienne.

17. Je m’arrête, en plein milieu d’une foule. Je t’entends me dire que tu m’aimes.

18. Je ris. D’un rire incontrôlablement joyeux. Me fous des gens qui nous observent.

18. Je tente de retenir ce que tu me dis. De graver ça dans ma petite tête. Je n’ai que des images. Tes yeux, ton sourire, ta main.

20. Je démêle tes paroles et comprends.

21. Je me dis être la plus chanceuse du monde.

22. Je te dis que je t’aime. Je t’entends dire idem.

23. Je suis tellement heureuse… je n’espère pas me marier, mais tout comme.

24. Je m’avoues (bis) la plus chanceuse d’entre toutes.

25. Je me dis, qu’après tout, j’aime notre histoire. N’envie absolument personne d’autre. Je remercie mentalement cette faculté que j’ai de faire confiance à mon instinct. Je me dis que tu n’es pas dans ma vie pour rien. Juste vivre le moment. Et profiter.

(…)

le signe outremer (ou la courgette amoureuse)

Aujourd’hui…

… j’ai coupé le bout d’une courgette et j’y ai vu un signe de mon amoureux.

Paf! Comme ça, sans avertissement. 

(ça surprend)

le signe outremer (ou la courgette amoureuse)

 

Kitsh, direz-vous… Tut tut tut.

On appelle ça l’amour outre-mer. Constitué de petits clins d’oeil insignifiants, mais existant tout de même.

ok. je m’ennuie de lui. Un peu, beaucoup, à la folie.

tic tac

Remontez les pendules.

Mon amoureux revient en ville dans moins d’un mois!

:)

ça sonne doux dans mes oreilles…

… tu reviens dans un mois! *

 

:)

* Mes lobes d’oreilles sont chatouillés par mon sourire!

ce soir

Je n’arrive pas à m’endormir.

Pas envie de compter les moutons, les chiffres ça jamais été mon truc.

Pas plus envie de lire.

Ni même d’écouter de la musique.

 

Alors je glisse une photo de toi que j’ai prise lorsque tu dormais chez moi sur le bureau de mon ordi.

Et j’attends le sommeil en te regardant dormir.

C’est con, mais…

C’est con, mais depuis quelques jours, j’ai des idées de réceptions, de robes et de mariage qui me trottent dans la tête. 3 raisons:

1. La moitié des couples qui se marient à Montréal viennent faire un photoshoot dans le Vieux-Montréal, où je travaille. Jusqu’à maintenant, j’en ai vu une moyenne d’un couple par semaine.

2. Un photographe que je connais depuis peu donnent rendez-vous à des futurs mariés à la Galerie où je travaille et ils échangent sur l’événement de leur vie.

3. Mon coco est sur l’autre continent depuis quelques semaines déjà et je commence à m’ennuyer sérieusement de lui. Je crois que lui aussi puisque la dernière fois qu’on s’est attrapé au téléphone, les sujets parlaient beaucoup d’avenir, de projets communs et d’autres expériences du genre.

Donc, depuis une semaine, j’ai une idée de réception de fête en tête. Et je me suis amusée à imaginer qu’est-ce qu’il y aurait si un jour, par hasard, je recevais la grande demande de mon chef amoureux. Exit la partie à l’église, pour le simple plaisir, je me suis concentré sur la réception ;)

 

Premièrement, l’organisation serait supervisée par P. Puisque j’adore tout ce qui concerne la planification d’événements, j’y prendrais part, mais je sais qu’avec P., tout serait tip-top. Aussi, K. serait sur le coup parce que s’il existe une équipe du tonnerre, c’est bien P. et K. réunies.

F. et Will seraient les maîtres du déclencheur en rafale des caméras présentes. Et parce que j’adore la photographie, les clichés seraient un des points central de la soirée.  Autre point central, la danse. Les foufilles feraient un numéro sexy et envoûtant qui mettre feu à la piste de danse. De plus, petite incursion dans le monde de la danse sociale, notre première danse serait chorégraphié par Math.

Bien sûr, j’aurais une horde de demoiselle d’honneur tellement belles!!! Et du côté de mon coco, deux témoins et une bande de joyeux cuisiniers comme invités spéciaux. Le menu serait d’ailleurs dé-bi-le. Pensé par mon coco et ses copains de chaudrons, le repas serait LE moment de la soirée. Parce qu’il n’y a rien de plus vivant qu’une tablée de convives, tout souriants, qui mangent dégustent la bouffe de leur vie.

Et au milieu de tout ce beau monde, il y aurait la vieille bagnole et derrière le volant, mon papa. Tout fier et tout droit.

Bref, ça serait une belle journée.

Y’a de ces phrases qui te scotch un sourire dans le visage.

« oh puis lui aussi s’ennuie de toi, la rumeur court jusqu’à montréal :) »