E.F.N.P.

juillet 4, 2009

(Explosion de Fierté Non Partagée)

C’est ce qui risque d’arriver si je ne montre pas le résultat des efforts de ceux qui m’ont aidé à nettoyer, frotter, peinturer, récurer mon premier appartement.

Il y a longtemps que je visualise ce moment. J’étais petite et à l’époque, je m’amusais à jouer à la secrétaire, à avoir un double de clés, à faire semblant que j’avais une vie bien remplie. Une vie d’adulte quoi.

Et voilà qu’hier, je me retrouve dans un escabeau, pinceau à la main, complètement figée.

Figée. Raide net. Prise de conscience oblige.

 

 

 

Je me rends compte que même après avoir fait 20 000 scénarios, 2483 visualisations et 937 prévisions, y’a rien de plus stimulant que la concrétisation d’un moment.

Alors me voilà, mi-perplexe, mi-fébrile, en train de peinturer le mur de ce qui sera ma chambre à coucher. Derrière moi, mon papa peint le plafond, rouleau dans une main, expérience dans l’autre. Maman s’occupe des portes en se ravissant des choix de couleurs. La petite radio joue sur un poste AM. Chaque toune est un mélange bien dosé de nostalgie, de souvenir et de rythme d’une autre époque.

 

Pas de Ipod, ni de bruits de voitures qui passent. Juste le concert du rouleau et pinceaux qui s’accordent avec les sifflements de mon père. Pas de machines, ni de bidules techno. Juste la crampe dans le bras qui me rappelle à quel point ça fait du bien de faire quelque chose de mes dix doigts. L’implication physique contre une ristourne émotionnelle. Je n’aurais échangé pour rien au monde ce moment.

Le temps filait, sans un bruit et je prenais consicence que je suis une adulte. Je regardais avec un certain recul les moments passés avec parents et je me rendais compte que j’aimais la complicité qui s’est installée entre nous.

J’aime le fait que je peux leur parler franchement tout en restant ”la puce” ou ” ma grande”.

(J’vous aime) xxx


O.I.

juin 26, 2009

Mettre du piquant dans mon dodo,

du frizzante dans mon eau

J’ai les orteils impatients

ceux qui remuent lorsque tu chuchotes dans mon oreiller

en attendant.

 

 

(interprétation libre, sans commentaire pertinent)


Debbie rénove

juin 21, 2009

Alors que le festival du déménagement (au Québec du moins!) arrive à grands pas, je m’amuse à éplucher les différents sites de magasins de décoration et de design. Puisque je gravite dans un univers de création et d’esthétisme, je prends plaisir à écouter des émissions de déco.

Aussi, puisqu’il s’agit de mon premier appart, le mot s’est rapidement passé dans la famille, faisant en sorte que j’ai hérité de plusieurs meubles et accessoires. Entre autre, ma grand-mère, qui veut gentiment nous léguer ses causeuses qui, malgré des générations d’enfants qui ont sauté (ont essayé en tout cas!), restent impec. Une questionnement demeure: Ma grand-mère se retrouvant sans repose-foufounes, doit trouver un nouveau style à son salon. Après 20 ans avec le même mobilier, faut savoir ce que l’on veut comme nouvel aménagement. Comment le décorer?

Ma grand-mère aime les belles choses. Elle hésite et n’arrive pas encore à arrêter son choix. Sur ce, ma cousine L lui propose simplement d’écouter l’émission Debbie rénove. Elle sait toujours quoi faire avec les salons.

 

Pas mal comme idée ça ptite cousine. En plus, j’y prends plaisir … (aveux) et ça passe le temps en attendant que tu m’appelles.

Merde, c’est long aujourd’hui.


L’été à Montréal

juin 20, 2009

En quoi la saison chaude à Montréal est typique?

 

C’est d’avoir autant d’activités sociales le dimanche que tous les autres soirs de la semaine.

C’est les festivals comme les Francos, Juste pour Rire, Osheaga et du déménagement (aka le 1er juillet).

C’est la saison des BBQ, des piscines (pour les privilégiés), des enfants qui jouent au hockey dans la rue, des popsicles et Dairy Queen, des tomates de jardin, de la sangria.

C’est le Saint-Sulpice avec sa terrasse, c’est Saint-Denis avec ses happenings incongrus, c’est le vélo et le Mont-Royal.

C’est des batailles de fusils à eau, c’est le camping et les roadtrips au chalet. C’est la salsa et le merengue à son meilleur.

C’est des soupers entre amis improvisés et qui, finalement, fournissent les souvenirs les plus mémorables.

Vive l’été.

À Montréal (pas tout à fait comme à Guéthary).


se heurter à soi-même

juin 18, 2009

parce qu’à grands coups de révolution et de slogans inspirants, on en revient toujours à ça.

Les gens autour, qui valident ton succès, qui scandent les bravos. Mais, encore faut-il trouver une justification lorsqu’on est avec nous-même. Peut-être parce que je me suis retrouvée à l’expo Imagine, mais tout d’un coup, j’avais l’impression qu’il fallait qu’il y ait un sens.

Et c’est ce que je fais.

Je tente de me démêler.

Je me heurte à moi-même.


shit

juin 15, 2009

À quel moment tu te rends compte que tourne trop vite autour?

Avec les moyens de communication beaucoup trop performants et présents de nos jours, je peux savoir des détails sur la vie de gens que je connais à peine (dans certains cas).  Il me semble que depuis un certain moment, beaucoup de gens autour de moi sont fiancés.

Shit. Tout le monde est fiancé. Comme des petits couples parfaits. J’exagère peut-être en disant tout le monde, mais j’ai des statistiques personnelles à l’appui.

Tout le monde est fiancé et toi tu es en France. Si je t’avais là, devant moi, je prendrais un câlin.

Un câlin qui fait craquer les os me suffirait.


Entendre ta voix

juin 11, 2009

…………. à distance.

Dans un moment où je ne m’y attends pas.

D’être obliger de fermer les yeux pour pouvoir mieux se rappeler ton visage.

Pour me concentrer sur l’image que j’ai de toi.

Pour me rappeler que je n’ai que ta voix.

Mais fuck que ça fait du bien d’entendre ta voix.


Dimanche dernier

juin 8, 2009

Dimanche dernier, je me suis (encore) retrouvé à l’aéroport.

Je dis encore, parce que j’ai l’impression que depuis l’été dernier, j’y suis allée plus que bien des gens autour de moi. Ce dimanche, il s’agissait du départ de Hugo pour son stage en France. À défaut de ne n’avoir personne à qui vraiment dire tout ça, j’avoue que je l’enviais plus que tout. Je dirais même de la jalousie. Voilà ce que je ressentais.

J’aurais donner cher pour pouvoir le suivre et refaire, ne serait-ce qu’une pâle copie, de ce qu’a été mon voyage de l’an passé. Malheureusement, je n’ai ni les sous, ni la possibilité de me laisser tenter par cette envie.

à défaut de ne pouvoir y être avec lui, je coucherai virtuellement ce que j’ai comme pensées sur ce blog devenu presque secret.

V.


Euh, goodbye!

août 27, 2008

Bon ben cest la fin.

Ou le debut!

Voila, on a presque tout dit…

Je reviendrai a Montreal, dans un grand boeing bleu de mer…  La vie a LONDON avec my mother a ete riche en experience mais il fallait bien que je garde un peu de trucs a raconter. Alors je vous donne rendez-vous dans un prochain voyage ou il me fera plaisir de vous faire voyager a nouveau.

Pour les interesses: Notre vol de retour est prevu a 17h00, le numero est le TS 397 (enfin jpense!)

Alors voila! A tres bientot! Je men vais faire mon sac (pour la derniere fois!)

Vero xxxxxxxxx


italie, arrivedercì!

août 15, 2008

Alors on y est! C’est probablement le dernier billet italien sur le blog de notre grand voyage en Europe. Parce qu’ensuite Hugo retourne en Italie et je lui souhaite de tout coeur qu’il soit trop occupé par son emploi pour venir écrire ici… Dans quelques heures,on prend l’avion pour Paris. On essaie tranquillement de se  remettre dans le mood France.

 

Depuis quelques jours, j’essaie de vraiment tout capter de ce qu’il y a autour de moi. Je réalise à peine la chance que j’ai d’avoir fait un tel voyage… et à mon age en plus! Ces souvenirs là vont me suivre toute ma vie, c’est sur. Je ne comprend pas pourquoi on s’entete a repousser ce genre d’experience. Manque d’argent? Manque de temps? Je n’y crois pas. On a voyage pendant pres de 4 mois avec nos sacs a dos et on s’en est tres bien sorti. Bon, parfois, on avait pas le confort 5 etoiles, mais c’est tellement plus amusant a raconter que les murs d’une chambre d’hotel! On a fait les bohemes pendant tout ce temps et je ne peux que souhaiter le meme genre d’experience a ceux qui nous ont suivi pendant  tout ce temps. N’attendez pas d’etre millionnaire avant de voyager, c’est beaucoup trop long. Profitez en maintenant pendant que vous en avez le temps et la capacite. Mais surtout, surtout, faites-le maintenant pour pouvoir recommencer.  Encore et encore.

Avant de terminer ce billet, je repense lorsque nous etions au mont st-michel et que, sans musique,nous voulions vraiment entendre un petit quelque chose pour nous faire oublier la pluie. On  a terminé dans un petit kiosque de boite a musique et voici la chanson choisie:

<< Je vous parle d’un temps
Que les moins de vingt ans
Ne peuvent pas connaître
Montmartre en ce temps-là
Accrochait ses lilas
Jusque sous nos fenêtres
Et si l’humble garni
Qui nous servait de nid
Ne payait pas de mine
C’est là qu’on s’est connu
Moi qui criait famine
Et toi qui posais nue

La bohème, la bohème
Ça voulait dire on est heureux
La bohème, la bohème
Nous ne mangions qu’un jour sur deux

Dans les cafés voisins
Nous étions quelques-uns
Qui attendions la gloire
Et bien que miséreux
Avec le ventre creux
Nous ne cessions d’y croire
Et quand quelque bistro
Contre un bon repas chaud
Nous prenait une toile
Nous récitions des vers
Groupés autour du poêle
En oubliant l’hiver

La bohème, la bohème
Ça voulait dire tu es jolie
La bohème, la bohème
Et nous avions tous du génie

Souvent il m’arrivait
Devant mon chevalet
De passer des nuits blanches
Retouchant le dessin
De la ligne d’un sein
Du galbe d’une hanche
Et ce n’est qu’au matin
Qu’on s’asseyait enfin
Devant un café-crème
Epuisés mais ravis
Fallait-il que l’on s’aime
Et qu’on aime la vie

La bohème, la bohème
Ça voulait dire on a vingt ans
La bohème, la bohème
Et nous vivions de l’air du temps >>

 

Je n’ai pas mis la fin de la chanson, ou M. Aznavour est plutot nostalgique de sa jeunesse. Je n’ai garde que le present, intense, parce que je suis en plein dedans et que j’aurai tout mon temps pour etre nostalgique plus tard…

a tres tres bientot! xxxx