Récemment, j’ai dû effectuer une prise de conscience de mon être. Rien de très philisophique, malheureusement. En fait, j’ai dû me décrire socialement.
Que deviens-tu ? me demande-t-elle.
Qu’est-ce que tu fais dans la vie? me questionne-t-il.
Tu viens de quel milieu? interroge-t-il.
Euh…. stop.
C’est quoi, soudainement, ce besoin de savoir où on se situe? Je suis là, devant toi. Je fais ça. Point final.
Comme si ça ne suffisait pas que j’existe, simplement. Meuh non. Tu ne peux pas te limiter qu’à exister, voyons! Tu dois être proactif, créatif, inventif, savoir te renouveler, innover, quoi!
J’ai de la difficulté à me définir parce que pour moi, une définition, ça implique un cadre, une limite.
j’en conclue donc que je suis une personne illimitée.
D’une pirouette fouettée à l’explication de la polenta.
Des balbutiements italiens à la programmation web.
De la lecture de poèmes à la supporter du patineur courte piste.
De la couturière à la fille qui s’ennuie de sa maman.
Du saut en parachute à la créatrice de cartes de souhaits.
De l’organisation d’une expo à la coloc un peu fofolle.
De la grande soeur conseillère à la passionnée de bouffe par interim.
D’un coup de pinceau qui défoule à une autodidacte professeure de danse.
D’une pêcheuse du dimanche sur le quai à la fille à son papa.
D’une énergique épuratrice à la tondeuse de bisoux.
D’une membre du clan des foufilles à la joggeuse du dimanche.
De celle qui échange des livres avec un ami à la fille qui sourit.
De l’éternelle incertaine à celle se satisfait de la complexité de sa personnalité…
Conclusion: Impossible de quantifier, de me limiter, de me cadrer à l’intérieur d’une explication.
Je suis illimitée (c’est à prendre ou à laisser!)
