italie, arrivedercì!

août 15, 2008

Alors on y est! C’est probablement le dernier billet italien sur le blog de notre grand voyage en Europe. Parce qu’ensuite Hugo retourne en Italie et je lui souhaite de tout coeur qu’il soit trop occupé par son emploi pour venir écrire ici… Dans quelques heures,on prend l’avion pour Paris. On essaie tranquillement de se  remettre dans le mood France.

 

Depuis quelques jours, j’essaie de vraiment tout capter de ce qu’il y a autour de moi. Je réalise à peine la chance que j’ai d’avoir fait un tel voyage… et à mon age en plus! Ces souvenirs là vont me suivre toute ma vie, c’est sur. Je ne comprend pas pourquoi on s’entete a repousser ce genre d’experience. Manque d’argent? Manque de temps? Je n’y crois pas. On a voyage pendant pres de 4 mois avec nos sacs a dos et on s’en est tres bien sorti. Bon, parfois, on avait pas le confort 5 etoiles, mais c’est tellement plus amusant a raconter que les murs d’une chambre d’hotel! On a fait les bohemes pendant tout ce temps et je ne peux que souhaiter le meme genre d’experience a ceux qui nous ont suivi pendant  tout ce temps. N’attendez pas d’etre millionnaire avant de voyager, c’est beaucoup trop long. Profitez en maintenant pendant que vous en avez le temps et la capacite. Mais surtout, surtout, faites-le maintenant pour pouvoir recommencer.  Encore et encore.

Avant de terminer ce billet, je repense lorsque nous etions au mont st-michel et que, sans musique,nous voulions vraiment entendre un petit quelque chose pour nous faire oublier la pluie. On  a terminé dans un petit kiosque de boite a musique et voici la chanson choisie:

<< Je vous parle d’un temps
Que les moins de vingt ans
Ne peuvent pas connaître
Montmartre en ce temps-là
Accrochait ses lilas
Jusque sous nos fenêtres
Et si l’humble garni
Qui nous servait de nid
Ne payait pas de mine
C’est là qu’on s’est connu
Moi qui criait famine
Et toi qui posais nue

La bohème, la bohème
Ça voulait dire on est heureux
La bohème, la bohème
Nous ne mangions qu’un jour sur deux

Dans les cafés voisins
Nous étions quelques-uns
Qui attendions la gloire
Et bien que miséreux
Avec le ventre creux
Nous ne cessions d’y croire
Et quand quelque bistro
Contre un bon repas chaud
Nous prenait une toile
Nous récitions des vers
Groupés autour du poêle
En oubliant l’hiver

La bohème, la bohème
Ça voulait dire tu es jolie
La bohème, la bohème
Et nous avions tous du génie

Souvent il m’arrivait
Devant mon chevalet
De passer des nuits blanches
Retouchant le dessin
De la ligne d’un sein
Du galbe d’une hanche
Et ce n’est qu’au matin
Qu’on s’asseyait enfin
Devant un café-crème
Epuisés mais ravis
Fallait-il que l’on s’aime
Et qu’on aime la vie

La bohème, la bohème
Ça voulait dire on a vingt ans
La bohème, la bohème
Et nous vivions de l’air du temps >>

 

Je n’ai pas mis la fin de la chanson, ou M. Aznavour est plutot nostalgique de sa jeunesse. Je n’ai garde que le present, intense, parce que je suis en plein dedans et que j’aurai tout mon temps pour etre nostalgique plus tard…

a tres tres bientot! xxxx