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août 29, 2009

C’est moi où l’horloge dans la cuisine trotte plus bruyamment qu’à l’habitude?

(Je peux maintenant compter ton retour en heures exclusivement…)


Mise en veille.

août 27, 2009

Ça fait trois mois que t’as quitté le Québec et t’étais même pas parti que déjà, les scénarios se bousculaient dans mon coco.

J’ai répété la même histoire, toujours avec quelques différences, mais qui résultaient inévitablement par ton arrivée.

À quelques heures de te retrouver, mon cerveau l’a mis en veilleuse. Incapacité totale de nouvelles façons d’appréhender ce moment ou simplement une lassitude? Difficile à dire. Je suis prise entre cet état d’énervement et un calme de couloir d’hôpital (un calme résigné disons).

Alors j’attends. Pour faire changement. Pour résumé mon été. Pour faire un bilan de ce trimestre, pour me préparer à vivre l’aprèssanstoi.

Décidément, je serais une historienne redoutable. Je ne suis qu’une amoureuse qui s’impatiente.

Reviens vite.


Quand tes fesses toucheront le sol montréalais: (version courte, à saveur autofictionnelle)

août 22, 2009

1. Je cours vers toi, avec ma robe et mes cheveux au vent, et je te saute au cou. Une scène à rendre jaloux tous les acteurs d’hollywood.

 2. Je t’osculte un peu. regarde si t’as maigri, si tes fesses sont aussi rebondies. Me plains de ton bronzage. Te prends par la main, te tire vers moi. Te fais patienter avant de t’embrasser. Saute dans un taxi.

3. Je demande au chauffeur de nous laisser en paix, de nous déposer lorsque le compteur déraille. On se balade, le temps s’étire et se contracte au gré de nos pas.

4. Je pousse la porte d’un petit resto. Tranquille, mais juste assez bruyant pour que les gens n’entendent pas mes ” je t’aime, là, maintenant” et tes ” t’es belle”.

5. Je regarde le serveur et lui annonce que finalement, on va seulement prendre le dessert. En take-out.

6. Je t’attire vers moi, me penche à ton cou. Emplis mes poumons de toi.

7. Je monte l’escalier de notre nouvelle demeure, je te fais faire le tour en silence, pour ne pas réveiller les autres.

8. J’entre dans notre chambre. Je verrouille la porte.

9. Je te laisse me faire des câlins. À ta façon, à ton rythme. Je t’embrasse partout. Comme si on était qu’un. Ou plutôt, comme si j’étais toi.

10. Je te pousse jusque dans la douche. Je laisse couler l’eau pour prendre un bain. Je te savonne le dos. Longtemps. Tu me racontes anecdotes de France, je te cite des moments Châteaubriandesques.

11. Je fais commander une pizza en spécifiant qu’il faut qu’elle soit en forme de coeur. On grignote en riant.

12. Je finis par m’endormir, ma tête contre ton épaule, les cheveux barbouillés, mais heureuse.

13. Je me réveille à cause du bruit de la pluie. Décide de t’embrasser partout, encore.

14. Je t’entends me dire que tu as envie d’une balade du quartier. Je décide d’obéir. Je m’habille, tout comme toi.

15. Je referme la porte, doucement, sur cette nuit que j’avais imaginée tellement différemment, mais qui après coup, me plaît d’autant plus ainsi.

16. Je pars me promener en ville, ta main scotchée à la mienne.

17. Je m’arrête, en plein milieu d’une foule. Je t’entends me dire que tu m’aimes.

18. Je ris. D’un rire incontrôlablement joyeux. Me fous des gens qui nous observent.

18. Je tente de retenir ce que tu me dis. De graver ça dans ma petite tête. Je n’ai que des images. Tes yeux, ton sourire, ta main.

20. Je démêle tes paroles et comprends.

21. Je me dis être la plus chanceuse du monde.

22. Je te dis que je t’aime. Je t’entends dire idem.

23. Je suis tellement heureuse… je n’espère pas me marier, mais tout comme.

24. Je m’avoues (bis) la plus chanceuse d’entre toutes.

25. Je me dis, qu’après tout, j’aime notre histoire. N’envie absolument personne d’autre. Je remercie mentalement cette faculté que j’ai de faire confiance à mon instinct. Je me dis que tu n’es pas dans ma vie pour rien. Juste vivre le moment. Et profiter.

(…)


le signe outremer (ou la courgette amoureuse)

août 6, 2009

Aujourd’hui…

… j’ai coupé le bout d’une courgette et j’y ai vu un signe de mon amoureux.

Paf! Comme ça, sans avertissement. 

(ça surprend)

le signe outremer (ou la courgette amoureuse)

 

Kitsh, direz-vous… Tut tut tut.

On appelle ça l’amour outre-mer. Constitué de petits clins d’oeil insignifiants, mais existant tout de même.

ok. je m’ennuie de lui. Un peu, beaucoup, à la folie.


ça sonne doux dans mes oreilles…

juillet 30, 2009

… tu reviens dans un mois! *

 

:)

* Mes lobes d’oreilles sont chatouillés par mon sourire!


ce soir

juillet 21, 2009

Je n’arrive pas à m’endormir.

Pas envie de compter les moutons, les chiffres ça jamais été mon truc.

Pas plus envie de lire.

Ni même d’écouter de la musique.

 

Alors je glisse une photo de toi que j’ai prise lorsque tu dormais chez moi sur le bureau de mon ordi.

Et j’attends le sommeil en te regardant dormir.


juillet 17, 2009

Y’a de ces phrases qui te scotch un sourire dans le visage.

« oh puis lui aussi s’ennuie de toi, la rumeur court jusqu’à montréal :) »


C’est pas fou

juillet 16, 2009

Descendre sur le trottoir, te dire à tue-tête que je t’aime, au lieu de sortir les poubelles. C’est pas fou.

Fêter ton non-anniversaire. C’est pas fou.

Partir à la chasse aux lucioles pour faire baisser mon compte d’Hydro. C’est pas fou.

Écrire une lettre à la main. Avec un crayon et un timbre. Pis l’envoyer pour vrai. C’est pas fou.

Bouder la carte routière, partir en roadtrip, avec toi et mon instinct. C’est pas fou. 

Inventer une nouvelle couleur pour repeindre notre nid d’amour. C’est pas fou.

Mettre la musique très forte dans mon ipod, même si c’est pas bon pour mes oreilles, pour sentir le groove dans la musique. C’est pas fou.

Faire cuire une pizza en forme de coeur. Juste pour le plaisir de te voir sourire. C’est pas fou.

Avancer toutes les horloges à la maison pour que la nuit passe plus vite sans toi. Ça aussi, c’est pas fou.


E.F.N.P.

juillet 4, 2009

(Explosion de Fierté Non Partagée)

C’est ce qui risque d’arriver si je ne montre pas le résultat des efforts de ceux qui m’ont aidé à nettoyer, frotter, peinturer, récurer mon premier appartement.

Il y a longtemps que je visualise ce moment. J’étais petite et à l’époque, je m’amusais à jouer à la secrétaire, à avoir un double de clés, à faire semblant que j’avais une vie bien remplie. Une vie d’adulte quoi.

Et voilà qu’hier, je me retrouve dans un escabeau, pinceau à la main, complètement figée.

Figée. Raide net. Prise de conscience oblige.

 

 

 

Je me rends compte que même après avoir fait 20 000 scénarios, 2483 visualisations et 937 prévisions, y’a rien de plus stimulant que la concrétisation d’un moment.

Alors me voilà, mi-perplexe, mi-fébrile, en train de peinturer le mur de ce qui sera ma chambre à coucher. Derrière moi, mon papa peint le plafond, rouleau dans une main, expérience dans l’autre. Maman s’occupe des portes en se ravissant des choix de couleurs. La petite radio joue sur un poste AM. Chaque toune est un mélange bien dosé de nostalgie, de souvenir et de rythme d’une autre époque.

 

Pas de Ipod, ni de bruits de voitures qui passent. Juste le concert du rouleau et pinceaux qui s’accordent avec les sifflements de mon père. Pas de machines, ni de bidules techno. Juste la crampe dans le bras qui me rappelle à quel point ça fait du bien de faire quelque chose de mes dix doigts. L’implication physique contre une ristourne émotionnelle. Je n’aurais échangé pour rien au monde ce moment.

Le temps filait, sans un bruit et je prenais consicence que je suis une adulte. Je regardais avec un certain recul les moments passés avec parents et je me rendais compte que j’aimais la complicité qui s’est installée entre nous.

J’aime le fait que je peux leur parler franchement tout en restant ”la puce” ou ” ma grande”.

(J’vous aime) xxx


O.I.

juin 26, 2009

Mettre du piquant dans mon dodo,

du frizzante dans mon eau

J’ai les orteils impatients

ceux qui remuent lorsque tu chuchotes dans mon oreiller

en attendant.

 

 

(interprétation libre, sans commentaire pertinent)